Le chemin des anciens pieux

Accueil > Jurisprudence > L’Islâm et le progrès civilisationnel

L’Islâm et le progrès civilisationnel

SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (Qu’Allâh le préserve)

samedi 15 février 2014, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Le progrès et la civilisation, au sens large du terme, ayant trait à tous les domaines, ont vu le jour à l’époque islamique, et cela quand les musulmans ont trouvé dans leur législation ce qui les a poussés à édifier le monde et à aider leur civilisation de façon à se procurer prospérité et bonheur. La construction de la civilisation intérieure, qu’il s’agisse de la construction de villes, de législations ou de pédagogies, n’est possible que s’il y a collaboration entre le système législatif, les hommes et les instances exécutives. C’est pour cela que la Législation islamique accorde une grande importance à l’organisation urbaine dans ses différentes formes en installant un État, en installant des administrations et des instruments exécutifs, la Législation islamique et la juridiction étant là pour inciter les gens à collaborer dans un objectif d’intérêt général et à leurs avantages.

Il est évident que pour construire une civilisation, il faut construire une économie, des finances et différentes législations claires et apparentes. L’Islâm a prescrit que le Trésor public soit structuré, qu’il y ait des gens spécialement chargés de garder les biens et que sa gestion soit en conformité avec la législation islamique. L’Islâm a aussi encouragé les biens de main morte et les différentes sortes de donations. Les biens de main morte sont un des traits caractéristiques de la diversité civilisationnelle et l’élargissement des applications dans le domaine civilisationnel. C’est pour cela qu’on observe qu’il n’y a pas de domaine qui n’ait pas été couvert par les biens de main morte à l’époque de la civilisation islamique, des domaines aussi variés que les mosquées, l’enseignement, la santé, les livres, les bibliothèques, les routes, les eaux, les veuves, les pauvres et nécessiteux, ainsi que ceux qui n’ont pas de domicile. Tous ces domaines étaient couverts par les biens de main morte. C’est là une forme de préoccupation de l’Islâm, qui encourage les gens à participer dans ce domaine et à ne pas se contenter seulement des richesses de la civilisation à travers l’institution de la Zakat, des aumônes et de l’union sociale parmi les différentes choses. [1]

Notes

[1Silsilat il-Mouhâdharât al-’Ilmiyyah du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, 7/30-31

| | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0

2003 - 2019 © MANHAJULHAQQ.COM • TOUT DROIT RÉSERVÉS