Le chemin des anciens pieux

Accueil > Jurisprudence > La prière > La barrière (Soutra) du prieur

La barrière (Soutra) du prieur

SHeikh ’Abdullâh al-Bassâm (rahimahullâh)

samedi 4 avril 2015, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

La barrière ou l’obstacle [as-Soutra] fait référence à tout ce derrière quoi on peut se dissimuler, et pour le prieur, cela se traduit par le fait de ce qui place devant lui pour empêcher que l’on passe devant. Cela parce que le prieur se tient devant son Seigneur et s’adresse à Lui (directement). Si quelqu’un venait à passer, il couperait ce lien et perturberait cet entretien. C’est pourquoi celui qui passe devant le prieur commet un péché énorme et s’expose à un châtiment qui, s’il le connaissait, il préfèrerait patienter quarante ans plutôt que de passer entre le fidèle et sa barrière [Soutra] placée devant lui. C’est là une dure menace. Aussi, on a permis au fidèle de repousser, même durement, ce contrevenant que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a nommé « Chaytân » [Démon]. Le fait d’utiliser une barrière (Soutra) est une Sounnah. Cela n’est pas obligatoire selon l’avis unanime des jurisconsultes. Le fait de prendre une « Soutra » est recommandé, comme le fait de ne pas l’utiliser n’annule nullement la prière. Les anciens pieux prédécesseurs ne rendaient pas obligatoire sont utilisation. Et si cela avait été obligatoire, ils l’auraient rendu ainsi. Al-Bukhârî rapporte : « Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) pria à Minâ sans s’orienter vers un mur. »

La Soutra a plusieurs bontés qui sont :

  • 1) Le fait de l’utiliser est une Sounnah du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) qui apparaît dans ses paroles, ses actes et ce qu’il a agrée, et cela fait revivre la Sounnah, et la suivre constitue la voie droite.
  • 2) Cela protège la prière d’être coupée par ce qui peut l’interrompe – pour ceux qui tiennent cet avis – ainsi de tout ce qui peut la diminuer.
  • 3) Elle empêche le regard de se porter sur les gens et de se distraire, car le regard du prieur se porte généralement au-delà de l’obstacle. Cela participe à se concentrer sur le sens de la prière.
  • 4) Le prieur crée un passage aux gens, afin de ne pas leur imposer la gêne de devoir attendre la fin de sa prière pour passer.
  • 5) La barrière protège celui qui passe devant (le prieur) de tomber dans le péché, et qui peut par ce biais, diminuer la qualité de la prière de celui qui prie. [1]

Notes

[1Tawdhîh ul-Ahkâm min Bouloûgh al-Marâm du SHeikh ’Abdullâh al-Bassâm, 2/65-66

| | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0

2003 - 2019 © MANHAJULHAQQ.COM • TOUT DROIT RÉSERVÉS