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La décision concernant l’intérêt en Islâm et le fait d’accepter un cadeau provenant de l’intérêt ?

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîn (rahimahullâh)

vendredi 16 janvier 2004, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

La décision concernant l’intérêt en Islâm et le fait d’accepter un cadeau provenant de l’intérêt ?

La décision sur l’intérêt est que c’est interdit d’après le Qor’ân, la Sounnah et le consensus des musulmans. Et il fait partie des péchés majeurs - Parce qu’Allâh - Ta’âla - dit : « Mais quiconque récidive [à l’intérêt]... alors les voilà, les gens du Feu ! Ils y demeureront éternellement. » [1]

Et Allâh - Ta’âla - dit : « Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part d’Allâh et de Son messager. » [2]

Et parce que le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa salam) : « A maudit celui qui se nourrit d’usure, celui qui la produit, celui qui leur sert de témoin et celui qui leur sert de secrétaire. » Donc c’est un péché majeur. Il y a consensus sur son interdiction. Ainsi quiconque nie sont interdiction bien qu’il vive dans un environnement musulman est un « apostat », car c’est une interdiction qui a clairement été démontrée et sur laquelle il y a un consensus [des savants]. Mais si nous disons cela : « Est-ce qu’au niveau de son sens [de l’interdiction de l’intérêt] les savants ont consenti sur toutes les formes de « Ribâ » ?

La réponse est non - Il y a une divergence d’opinion sur certaines de ses formes. C’est comme ce que nous avons dit au sujet de la « Zakâh » qui est obligatoire selon un consensus, mais en dépit de cela, il n’y a aucun consensus pour chacune de ses formes. Ils ont divergé à propos de la « Zakât » sur le chameaux et la vache pour le labourage, et ils ont divergé au sujet de la Zakât sur les bijoux et ce qui ressemble à cela. Mais en général, les savants se sont entendus sur le caractère interdit de l’intérêt, en le considérant comme faisant parti des péchés majeurs. [3]

Et si on vous pose la question suivante : Est-ce que les juifs mangent de ce qui provient de l’intérêt ou pas ?

Allâh - Ta’âla - dit : « C’est à cause des iniquités des Juifs que Nous leur avons rendu illicites les bonnes nourritures qui leur étaient licites, et aussi à cause de ce qu’ils obstruent le sentier d’Allâh, [à eux-mêmes et] à beaucoup de monde, et à cause de ce qu’ils prennent des intérêts usuraires - qui leur étaient pourtant interdits - et parce qu’ils mangent illégalement les biens des gens. » [4]

En dépit de cela, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a accepté leurs cadeaux. Il a accepté le cadeau de la femme juive qui a apporté le [rôti] mouton dans le « Khaybar », il a réagi réciproquement avec eux, et lorsqu’il est mort son bouclier était [promis] à un Juif.

Le principe de base sur cela est :

Que l’interdiction liée à ces gains [d’usure] s’applique à celui qui les acquiert seulement, mais prendre [ce gain] par une voie acceptable rend permis le fait d’accepter un cadeau d’une personne qui contracte de l’intérêt, comme il est aussi permis de lui acheter et de lui vendre, à moins qu’il y ait un intérêt particulier qui nécessiterait de s’en éloigner ; Cela veut dire que s’il y a un intérêt particulier à ne pas négocier et à ne pas accepter de lui ses cadeaux, dans ce cas nous devrions accomplir cet intérêt particulier. Quant à ce qui est interdit par lui-même, il est interdit de le prendre ou de faire toutes autres choses [avec cela]. Si par exemple, un Juif ou un Chrétien pense que le vin est permis à offrir comme cadeau et me l’offre, est-ce que cela est permis pour moi ? Non en aucun cas, parce que cela est interdit en lui-même. Si une personne vole de l’argent et me le donne, est-ce que cela est interdit ? Cela est harâm, et il est interdit de prendre cet argent volé, parce que cela est interdit en lui-même.

Ce principe de base chasse beaucoup de problème :

Que l’interdiction liée à ces gains [d’usure] s’applique à celui qui les acquiert seulement, mais il est possible de prendre [ce gain] par une voie permise, à moins qu’il y ait un intérêt particulier qui nécessiterait de s’en éloigner en le dissuadant de faire de telles choses ; dans ce cas il devrait s’en éloigner afin d’accomplir ce but. [5]

Notes

[1Coran, 2/275

[2Coran, 2/279

[3Ach-Charh ul-Moumti’ ’ala Zâd il-Moustaqni’ du SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 3/700

[4Coran, 4/160-161

[5Liqâ-at ul-Bâb il-Maftoûh du SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 1/76

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