Le chemin des anciens pieux

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La patience selon les anciens pieux

Règles & fondements

jeudi 18 septembre 2014, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

L’imâm Ahmad (rahimahullâh) a dit : « La patience est citée dans quatre vingt dix endroits du Qor’ân. Son obligation est un consensus de la Comunnauté. Elle représente la moitié de la foi. Car la foi est composée de deux moitiés : la patience et la reconnaissance. Elle est citée dans le Qor’ân dans seize situation. » La patience c’est le fait de contenir les tendances de l’âme vers le répréhensible, d’empêcher sa langue de se plaindre. C’est vraiment une des demeures les plus difficiles d’accès pour le commun des gens. Cette difficulté est due au fait que le profane est encore au début du chemin, il ne s’est pas assez exercé cheminement spirituel et est encore loin d’être parvenu écimer son âme, exercice que seul celui qui a été initié à franchir les demeures spirituelles peut réussir. Dès qu’un malheur le touche, il s’affole, il ne peut supporter son épreuve et perd vite patience, parce qu’il ne fait pas partie des gens qui se sont consacrés à l’exercice spirituel pour occuper la station de la patience ni des gens de l’amour pour tirer plaisir de l’épreuve au service de son Bien-aimé. [1]

D’après l’imâm Ahmad, Abû Bakr (radhiallâhu ’anhu) tomba malade et les gens qui lui rendirent visite lui dirent : « Veux-tu que nous t’appelions un médecin ? » - « Le médecin m’a déjà vu. » répondit-il. « Que t’a-t-il dit ? » demandèrent-ils. - Il m’a dit : « Je suis Celui (Allâh) qui fait ce qu’Il veut. » D’après l’imâm Ahmad, Moudjâhid rapporte que ’Oumar Ibn Khattâb a dit : « Nous avons pu mener une vie meilleure grâce à la patience. » Il a également dit : « La meilleure vie que nous avons menée n’était possible que par la patience, et si la patience était un homme, il serait quelqu’un d’honorable. » ’Alî Ibn Abî Tâlib (radhiallâhu ’anhu) a dit : « Sache que la patience est pour la foi ce que la tête est pour le corps ; si on coupe la tête, le corps s’écroule », puis il leva sa voix et dit : « Sachez que celui qui ne patiente pas, n’a pas de foi. »

Al-Hassan a dit : « La patience est un des trésors du bien qu’Allâh n’accorde qu’à un serviteur digne à Ses yeux. » ’Oumar Ibn ’Abdel-’Azîz a dit : « Quand Allâh retire un bienfait qu’Il a accordé à Son Serviteur puis le lui remplace par la patience, soyez sûr que ce qu’Il lui a accordé en compensation est meilleur que ce qu’Il lui a retiré. »

 [2]

Notes

[1Madâradj as-Sâlikîn bayna Manâzil Iyâka na’boudou wa Iyâka nassta’în de Ibn al-Qayyîm, p.488

[2’Ouddat us-Sâbibirîn wa dhakhîrat uch-Châkirîn de Ibn al-Qayyîm - contrôlé par Bakr Abdullâh Abû Zaîd, p.176-177

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