Le chemin des anciens pieux

Accueil > Jurisprudence > Nouveau-né et ses règles > La satisfaction à avoir dans l’annonce de la bonne nouvelle liée à la (...)

La satisfaction à avoir dans l’annonce de la bonne nouvelle liée à la naissance d’un enfant et les félicitations portées à son égard

Ibn Qayyîm al-Djawziyyah (rahimahullâh)

mardi 3 août 2004, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Allâh - Ta’âla - a dit dans le récit de Ibrâhîm (’alayhi as-salam) :

« Et Nos émissaires sont, certes, venus à Abraham avec la bonne nouvelle, en disant : « Salâm ! ». Il dit : « Salâm ! », et il ne tarda pas à apporter un veau rôti. Puis, lorsqu’il vit que leurs mains ne l’approchaient pas, il fut pris de suspicion à leur égard et ressentit de la peur vis-à-vis d’eux. Ils dirent : « N’aie pas peur, nous sommes envoyés au peuple de Loût ». Sa femme était debout, et elle rit alors ; Nous lui annonçâmes donc (la naissance d’) Isaac, et après Isaac, Jacob. »

Jusqu’à dire :

« Lorsque l’effroi eut quitté Abraham et que la bonne nouvelle l’eut atteint, voilà qu’il discuta avec Nous (en faveur) du peuple de Loût. » [1]

Et Allâh - Ta’âla - dit dans la sourate « as-Sâffât » :

« Nous lui fîmes donc la bonne annonce d’un garçon [Ismâ-îl] longanime. » [2]

Dans la sourate « adh-Dhâriyât » :

« Il ressentit alors de la peur vis-à-vis d’eux. Ils dirent : « N’aie pas peur ». Et ils lui annoncèrent (la naissance) d’un garçon plein de savoir. » [3]

Dans la sourate « al-Hijr » :

« Et informe-les au sujet des hôtes d’Abraham. Quand ils entrèrent chez lui et dirent : "salâm" - Il dit : « Nous avons peur de vous ». Ils dirent : « N’aie pas peur ! Nous t’annonçons une bonne nouvelle, (la naissance) d’un garçon plein de savoir ». Il dit : « M’annoncez-vous (cette nouvelle) alors que la vieillesse m’a touchée ? Que m’annoncez-vous donc ? » Ils dirent : « Nous t’annonçons la vérité. Ne sois donc pas de ceux qui désespèrent ». Il dit : « Et qui désespère de la miséricorde de son Seigneur, sinon les égarés. » [4]

« Ô Zacharie, Nous t’annonçons la bonne nouvelle d’un fils. Son nom sera Yahyâ. Nous ne lui avons pas donné auparavant d’homonyme » [5]

Et Il [Allâh] dit :

« Alors, les Anges l’appelèrent pendant que, debout, il priait dans le Sanctuaire : « Voilà qu’Allâh t’annonce la naissance de Yahyâ, confirmateur d’une parole d’Allâh... » [6]

De même que l’annonce de la bonne nouvelle [de cette naissance] rend heureux les serviteurs [adorateurs d’Allâh], de même que le musulman aime réjouir son frère [en Allâh] par l’annonce de cette bonne nouvelle qui est ce qui le rend heureux. Lorsque le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) est né, c’est « Thoueibah » qui en a annoncé la bonne nouvelle à son oncle Abû Lahab - qui était son maître - Et elle lui dit [Thoueybah] : « Certes cette nuit ’Abdullâh vient d’avoir un fils. » Alors en s’en réjouissant, Abû Lahab l’a libérée. C’est pourquoi, Allâh n’a pas privé de la récompense ce dernier, en l’abreuvant après sa mort à travers le creux [de sa main] à l’origine du pouce. [7] Et si l’annonce de la bonne nouvelle est passée[auprès des parents], il est recommandé à la personne de les féliciter. La différence entre les deux est que l’annonce [de la bonne nouvelle] informe [le père] de ce qui le réjouit, alors que les félicitations consistent à invoquer [Allâh] afin qu’Il lui accorde le bien [en cette naissance] après en avoir été informé.

Et c’est ainsi que, quand Allâh révéla le repentir de Ka’ab Ibn Mâlik et de ses compagnons, et que la bonne nouvelle est allée vers lui [à Ka’ab Ibn Mâlik], il reçut de la part des gens une fois entrant dans la mosquée, les félicitations. Il était de même de la part [des gens] de la « Djâhiliyyah » [époque préislamique] qui présentaient leurs félicitations de mariage en disant : « Bil-rifâ wal-Banîn » et « Ar-Rifâ » signifie : l’union et l’accord. Et dans cette expression adressée au marié cela veut dire : « Nous souhaitons que tu assumes ton mariage avec ton épouse en union et accord. »

Quant au second terme : « Al-Banîn » : cela indique l’idée de se hâter de féliciter en avance le don d’un garçon. Ceci dit, il incombe à l’homme de ne pas féliciter du don d’un garçon plutôt que de celui d’une fille. Toutefois, il se doit de féliciter du don des deux [ensemble] ; sinon, il se doit de renoncer aux félicitations afin de délaisser la tradition de l’époque préislamique, dont étaient nombreux ceux qui félicitaient du don d’un garçon qui venait de naître, et de la mort de la fille au lieu de sa naissance.

Abû Bakr Ibn al-Moundhir a dit dans « al-Awsat » : on a vu Hassan al-Basrî, lorsqu’un homme est entré chez lui et qu’il vit un autre homme qui venait d’avoir un garçon. [L’homme] lui dit : « Que le cavalier [l’enfant] te soit un motif de félicitations ! ». Alors al-Hassan lui dit : « Comment sais-tu s’il [l’enfant] sera un cavalier et non pas un âne ? » Et l’homme de lui répondre : « Que devons-nous dire alors ? » Al-Hassan lui dit : « Que te soit bénit le don [de cet enfant] et que tu puisses être reconnaissant envers Celui qui te l’a accordé. Puisse-t-il [cet enfant] atteindre sa pleine maturité et qu’Allâh lui accorde le bon comportement. » [8] Wa Allâhu A’lâm [9]

Notes

[1Coran, 11/69-74

[2Coran, 37/101

[3Coran, 51/28

[4Coran, 15/51-56

[5Coran, 19/7

[6Coran, 3/39

[7Rapporté par al-Bukhârî

[8Sahîh al-Adhkâr de an-Nawawî, 2/713

[9Touhfatu al-Mawdoûd bi-Ahkâm al-Mawloûd de Ibn al-Qayyîm, p.58-60

| | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0

2003 - 2019 © MANHAJULHAQQ.COM • TOUT DROIT RÉSERVÉS