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Le fait de prendre les églises comme des Mosquées

Règles & fondements

samedi 15 mars 2014, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmân ar-Rahîm

Les savants de Lajnah ad-Dâ-îma ont expliqué concernant la prière dans les églises et le fait de les prendre comme lieux de prière, que s’il est plus simple de trouver un lieu de prière autre que les églises et les lieux similaires, il n’est alors pas permis de les utiliser, puisqu’ils constituent les lieux de culte des infidèles dans lesquels ils adorent des divinités autres qu’Allâh, et puisqu’ils renferment des statues et des représentations figurées. Mais s’il est difficile de trouver d’autres lieux, il est permis d’y prier par nécessité. ’Oumar (radhiallâhu ’anhu) a dit : « Nous n’entrons pas dans vos églises en raison des statues et des images qu’elles renferment ». Ibn ’Abbâs (radhiallâhu ’anhumâ) priait dans des églises à l’exception de celles contenant des statues et des images. » [1] [2]

Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) de son côté a expliqué que les églises ne sont pas considérées comme les maisons d’Allâh, car les maisons d’Allâh sont les mosquées, et les églises sont plutôt les maisons où l’on y mécroit Allâh. Certes, les lieux où on y exhorte une chose, ces lieux deviennent ceux des gens qui y habitent. Et ces gens sont infidèles, et leurs demeures constituent les lieux de culte des infidèles. Quant à la prière dans ces églises - ajoute Ibn Taymiyyah - il existe trois avis des savants parmi le dogme de pensée de l’imâm Ahmad et autre que lui. Celui de l’interdiction de manière absolue, qui est l’avis de l’imâm Mâlik. La permission de manière absolue, qui est l’avis de certains compagnons de l’imâm Ahmad. Et enfin le troisième avis qui est le plus authentique, et qui est celui qui provient de ’Oumar Ibn Khattâb et autre que lui, selon un récit de l’imâm Ahmad et d’autres, qui indique que quand des représentations figurées (images) sont présentes dans ces églises, il n’est pas permis d’y prier, car les anges n’entrent pas dans les demeures où s’y trouvent des représentations figurées. Et le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) n’est pas entré dans la Ka’bah avant d’y avoir retiré les images qui s’y trouvaient. De même, ’Oumar a dit : « Nous n’entrons pas dans vos églises en raison des statues et des images qu’elles renferment ». De même encore, pour ce qui est de la maison construite sur une tombe. Il est rapporté dans les deux Sahîhs qu’on a mentionné au Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) la beauté et les représentations figurées de l’église en terre d’Abyssinie, et le Prophète de répondre : « Ce sont ces gens là qui - lorsqu’un homme pieux ou un serviteur pieux meurt parmi eux - construisent un lieu de prière autour de sa tombe, et y façonnent ces images. Ce sont eux les pires créatures auprès d’Allâh. » Mais lorsqu’il n’y avait point d’images dans ces lieux, les compagnons priaient dans ces églises. [3]

Notes

[1Rapporté par al-Bukhârî

[2Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 6/268

[3Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 22/162

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