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« Où que je sois, il m’a rendu béni. »

Ibn El-Qayyîm El-Djawziyyah (rahimahullâh)

dimanche 10 février 2019, par Ismaïl Ibn Hâdî

BismiLLehi Er-Rahmâni Er-Rahîm

Allâh – Ta’âla – a dit de ‘Issâ : « Où que je sois, il m’a rendu béni. » [1]

C’est-à-dire, qu’il a fait de moi une personne qui enseigne le bien, prêche la religion d’Allâh, la rappelle aux gens, les exhorte à Lui obéir. Tout cela fait partie de la bénédiction de l’homme. Quiconque est dépourvu de ces qualités, est alors dépourvu de bénédiction. La bénédiction qui est sensé se dégager de sa rencontre et de sa fréquentation disparaît dès lors qu’elle a lieu. Plus encore, la bénédiction émanant de ceux qu’il rencontre et se joint à lui se dissipe dès que ces derniers se regroupent. Parce qu’il ne fait que perdre son temps dans les palabres qui corrompent le cœur. Or, la cause de chaque vice qui affecte le serviteur n’est autre que la corruption du cœur. La corruption de ce cœur est due à la négligence de ses droits au regard de la religion d’Allâh. De même qu’il se corrompt lorsque l’importance de son statut et de son rang se déprécie à nos yeux.

Certains SHeikhs disaient : « Méfiez-vous de ceux dont la fréquentation n’est que perte de temps et corrompt le cœur. Car quant à la perte du temps s’ajoute la corruption du cœur, l’homme néglige alors sa conduite dans tous les aspects de sa vie. » Celui-ci sera du nombre des gens au sujet desquels Allâh – Ta’âla – dit dans ce verset : « Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. » [2] [3]

Notes

[1Coran, 19/31

[2Coran, 18/28

[3Rissâlah Ibn El-Qayyîm ila ahad ikhwânihi, p.28-39

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