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Dois-tu prêcher les gens à l’Islâm ?

Règles & fondements

mardi 7 février 2012, par Ismaïl Ibn Hâdî

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BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Il est important de comprendre l’obligation qu’il y a dans la transmission de la science à la mesure de ce que la personne connaît. Beaucoup de personnes s’interdisent ou interdisent de transmettre certaines connaissances qu’elles peuvent avoir dans des domaines religieux précis, comme la prière, la Zakât et autre sous prétexte de ne pas être un savant ou un grand étudiant en science, sans que pour autant cela leur permettent - bien sûr - de donner des avis juridiques. Ainsi, nous allons voir ce que certains de nos savants disent de l’importance de cette transmission afin de propager la vérité et de lever l’ignorance en soi-même, ensuite de celle des autres comme le disait l’imâm Ahmad.

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « Transmettez de moi ne serait-ce qu’un verset » [1].

SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve) a dit qu’il n’y a pas une chose qui soit meilleure que d’appeler les gens à Allâh - Djalla wa ’Ala - lorsque le prêcheur appelle à la grandeur d’Allâh, à l’Uncité d’Allâh, à délaisser le polythéisme et ses différentes facettes, à suivre la Sounnah et qu’il appelle les gens à l’obéissance à leur Créateur qui est leur Seigneur - Djalla wa ’Ala. Ainsi, SHeikh Sâlih Âli ash-Sheikh explique que pour appeler les gens à l’Islâm, il faut une science, et que certes la condition au prêche, c’est la science. Et ce que SHeikh dit d’important c’est : « ...que celui qui connaît une chose avec ses preuves et arguments, doit appeler à cela. S’il a une science sur le Tawhîd et ses bienfaits, qu’il appelle à cela. S’il a une science sur l’interdiction du polythéisme, sur les bienfaits de la prière et ses règles, sur les choses interdites parmi les grands péchés, et bien il doit appeler à cela... » [2].

La question a été posée à notre éminent SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn (rahimahullâh) sur ceux qui disent qu’il faut être un grand étudiant en science pour prêcher les gens à l’Islâm, alors que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) dit : « Transmettez de moi ne serait-ce qu’un verset » ? Le SHeikh a répondu (rahimahullâh) : « Le questionneur a lui-même répondu à sa propre question avec la parole d’une personne meilleure que moi - Et qui est-il ? L’Envoyé (’alayhi as-salat was-salam) qui dit : « Transmettez de moi ne serait-ce qu’un verset » Et certes, la personne se doit de transmettre à la mesure de ce qu’elle a de la science de la Législation d’Allâh, même si sa connaissance n’est que petite. Ceci dit, il est obligatoire pour elle de prendre garde à se donner un statut de « grand Moufti ». Certaines personnes, après avoir donner une assise, se mettent à disposition des gens pour des questions, et se mettent à répondre avec ce qui semble pour eux le plus juste, alors que cela est le contraire (de ce qu’il pense) et qu’en réalité cela est une erreur... » [3]. Le SHeikh dit encore dans son commentaire de « Riyâdh as-Sâlihîn » que la personne ne doit pas être forcément une personne versée dans une science profonde [Moutabahiroun] pour prêcher l’Islâm aux gens. Il lui suffit de prêcher les sujets qu’il maîtrise en lui même. Et ce n’est pas une condition qu’il soit versé dans une science profonde [Moutabahiroun] sur toutes choses [pour prêcher]. [4]

SHeikh Sâlih al-Fawzân (qu’Allâh le préserve) souligne que tout un chacun se doit de prêcher à la mesure de ses capacités. Ce qui veut dire, nous dit SHeikh, d’enseigner aux gens les affaires religieuses, le domaine de la croyance, le fait d’ordonner le convenable et d’interdire le blâmable. Et la personne doit donc appeler à la mesure de ses capacités et de ce qu’elle sait du sujet dans le licite ou l’illicite, l’obligation et le recommandé, le blâmable et ce qui est souhaité, elle doit donc appeler avec ce qu’elle est capable d’établir sur ces sujets et selon son aptitude. SHeikh dit encore que chaque musulman est responsable à la mesure de ses capacités - à l’exemple du responsable de la maison - quand même celui-ci est une personne du commun. Il doit prêcher les gens de sa maison, leur ordonner le convenable et leur l’interdire le blâmable, effacer de sa maison le blâmable et y instaurer les bonnes œuvres. [5]

Après avoir souligné l’importance de prêcher les gens à la mesure de ses capacités, il est important d’indiquer désormais ce que notre SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve) dit concernant le prêcheur lui-même : « ...que tu sois un prêcheur pour Allâh - ’Azza wa Djal - où tu ne souhaites dans ton prêche que la satisfaction d’Allâh - Subhânahu wa Ta’âla. Et que le prêche pour Allâh - Djalla wa ’Ala - soit basé sur ce que les gens peuvent comprendre et non pas sur ce qu’ils veulent. Donc, de transmettre aux gens une science qu’ils peuvent saisir... » [6].

Notes

[1Rapporté par al-Bukhârî

[2Madjmou’ Douroûss wa rassâ-îl fîd-Da’wat ila-Allâh, p.208 et 227

[3Wassâyâ wa tawdjîhât li-toulâb il-Ilm 1/304

[4Charh Riyâdh as-Sâlihîn min Kalâm Sayd il-Moursalîn de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 2/348

[5Al-Mountaqa min Fatâwa du SHeikh Sâlih al-Fawzân, 1/65

[6Madjmou’ Douroûss wa rassâ-îl fîd-Da’wat ila-Allâh, p.193 et 195

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