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Le principe jurisprudentiel du Takfîr

lundi 13 octobre 2014, par Ismaïl Ibn Hâdî

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BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

SHeikh Sâlih Ibn Fawzân al-Fawzân (qu’Allâh le préserve) a expliqué que ce qui fait parti du Dogme de Croyance des Gens de la Sounnah et du Groupe (al-Djamâ’ah) est qu’ils n’excluent pas une personne de l’Islâm pour les péchés se situant en dessous du polythéisme, comme la fornication, le vol, la consommation d’alcool, le fait de consommer l’usure. Toutes ces choses sont des grands péchés, des péchés capitaux, mais ils ne jugent pas pour cela leurs auteurs de mécréance. Ils les définissent comme étant plutôt des personnes ayant une Foi amoindrie, car les grands péchés font baisser la Foi, et le jugement de celui qui les commet est qu’il tombe sous la volonté d’Allâh - ’Azza wa Djal, s’Il veut, Il le châtiera et s’Il veut, Il lui pardonnera : « Certes Allâh ne pardonne pas qu’on Lui donne quelque associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. » [1]

Nous ne qualifions donc de mécréant que celui qu’Allâh - ’Azza wa Djal - et Son Messager (sallallahu ’alayhi wa salam) ont jugé de mécréant, en se basant sur les preuves tirées du Qor’ân, de la Sounnah et du consensus des Gens Science. Quant au fait d’expulser (les gens) de l’Islâm pour les grands péchés se situant en dessous du polythéisme, ceci est le dogme de pensée des Khâridjites et des Moutazilites égarés, qui jugent ceux qui commettent des grands péchés comme étant des mécréants, et prétendent qu’ils iront éternellement en Enfer - qu’Allâh nous en préserve. Cette croyance est caduque et contraire aux preuves explicites. Certes, celui qui déclare licite ce qui est unanimement reconnu comme étant illicite est un mécréant. Celui, par exemple, qui dit que l’usure est licite, ou l’alcool, ou la fornication, ou qui interdit quelque chose qui est licite et ce sur quoi il n’y a pas de divergence, celui-là est un mécréant, car il a démenti Allâh - ’Azza wa Djal, Son Messager (sallallahu ’alayhi wa salam) et le consensus des musulmans. La question de l’exclusion d’une personne de Islâm a des règles strictes auprès des Gens de la Sounnah et du Groupe. Le simple fait que quelqu’un commette un grand péché, en dehors du polythéisme, s’expose sans aucun doute à une situation dangereuse, et lui vaut la menace du Feu et de la colère d’Allâh - ’Azza wa Djal. Cependant, nous ne le jugeons pas mécréant pour autant, mais nous disons plutôt que c’est un croyant dont la Foi est faible et il sera, dans l’au-delà, exposé à la menace qui a été citée dans les textes. Donc, si Allâh - ’Azza wa Djal - le veut, Il lui pardonnera, et s’Il le veut, Il le châtiera, mais s’Il le châtie, il ne demeurera pas éternellement en Enfer comme pour les mécréants, mais on l’en sortira pour le Paradis. Il n’est pas exclu du cercle des musulmans, il demeure à la base de l’Islâm et la base de la Foi, mais sa Foi est faible, car les péchés affaiblissent la Foi. [2]

Notes

[1Coran, 4/48

[2Charh Rissâlah al-imâm al-Moudjadid Muhammad Ibn ’Abdel-Wahhâb du SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.145-146

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