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Les fêtes sont soumises à des règles religieuses

SHeikh al-Islam Ibn Taymiyyah (rahimahullâh)

samedi 14 février 2015, par Ismaïl Ibn Hâdî

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BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Les fêtes sont soumises à la Législation religieuse, aux voies et règles aux sujets desquels Allâh – Subhânahu – dit : « A chaque communauté, Nous avons assigné un culte à suivre. » [1] Comme la Qiblah, la prière et le jeûne. Il n’y a aucune différence entre le fait de participer aux fêtes des mécréants, partager leurs lois et règlements, et leurs méthodes d’application. L’acceptation de toutes les manifestations de la fête, implique nécessairement l’acceptation de la mécréance. Une acceptation partielle des aspects de la fête, est une acceptation de certaines pratiques liées à la mécréance. Plus encore, les fêtes occupent une place particulière dans les Législations religieuses. Elles en constituent des coutumes caractéristiques particulières. Leur acceptation revient à agréer les lois qui les dirigent. Il n’y a pas de doute sur le fait que cette attitude peut entraîner ceux qui l’adoptent, à accepter, d’une certaine manière, la mécréance.

À la base cela constitue, au minimum, un acte de désobéissance à l’égard d’Allâh. C’est sur ce point particulier que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Certes, tout peuple a une fête et celle-ci est notre fête à nous. » Prendre les fêtes des mécréants est pire que le choix de porter leurs tenues vestimentaires, notamment le port de la ceinture [az-Zounnâr] et d’autres choses similaires provenant d’eux. Ces particularités ont été adoptées dans le simple but de distinguer le mécréant du musulman, mais ils ne font pas partie de la religion. Quant à la fête et les manifestions qui l’accompagnent, elles relèvent de la religion qui fait l’objet d’une malédiction comme pour ses fidèles. Se conformer à cela avec eux, c’est se conformer sur ce qui les différencie, y compris ce qui provoque le mécontentement d’Allâh et Son châtiment. [2]

Il n’est pas permis aux musulmans d’imiter les non-musulmans dans leurs fêtes, dans la préparation de repas, dans le port de vêtements, dans la prise d’un bain, dans l’allumage de feux, dans l’arrêt d’une pratique habituelle ou d’une adoration ou autres encore. Il n’est pas permis d’organiser une cérémonie, de distribuer des cadeaux, de vendre des objets utilisés dans la célébration de la fête, de permettre aux enfants de participer aux jeux organisés à cette occasion, de leur permettre de s’y parer particulièrement. Enfin, les musulmans ne doivent pas participer à un quelconque des rites qui marquent les fêtes des non-musulmans. Les jours de fête de ceux-ci doivent passer comme les autres jours pour les musulmans, sans être marqués par une pratique particulière de leur part. [3]

Notes

[1Coran, 22/67

[2Charh Iqtidhâ as-Sirât il-Moustaqîm li-moukhâlifati As-hâb al-Djahîm de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, p.345-346

[3Madjmou’ al-Fatawa Ibn Taymiyyah, 25/329

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