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L’obligation qui incombe dans l’obéissance à Allâh

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîn (rahimahullâh)

dimanche 1er mars 2015, par Ismaïl Ibn Hâdî

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BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a dit : « L’obligation qui incombe à la personne est de suivre le Livre d’Allâh et la Sounnah. Indépendamment du fait des intérêts ou des préjudices qui peuvent en découler. »

« Indépendamment du fait des intérêts » c’est-à-dire ce qui concerne les commandements, « ou des préjudices » c’est-à-dire ce qui concerne les interdits. L’obligation qui incombe à l’adorateur est qu’il dise : « j’ai entendu et j’ai obéi. » Cela comme ‘Aicha (radhiallâhu ‘anha) lorsqu’elle fût interrogée en ces termes : « Pourquoi la femme qui a ses menstrues doit-elle rattraper son jeûne, et pas ses prières ? » Elle répondit : « Pour ce qui touche à ce sujet (les femmes), il nous a été ordonnées de rattraper le jeûne et non la prière. » Tel est le véritable adorateur, lorsqu’il lui est ordonné une chose, il obéit et il ne dit pas : « Pourquoi cela ? ». De même, lorsqu’un interdit est ordonné, il obéit et délaisse la chose, et ne dit pas : « Pourquoi cela ? ».

Parmi ces choses : on trouve certaines personnes, lorsqu’elles entendent un ordre d’Allâh et de Son Envoyé (sallallahu ‘alayhi wa salam), elles disent : « Est-ce que cela est un ordre constituant une obligation ou pas ? » Et lorsqu’elles entendent un interdit d’Allâh et de Son Envoyé (sallallahu ‘alayhi wa salam) disent : « Est-ce que cela est un interdit qui constitue une prohibition ? » Cela n’est pas correct. Lorsque les compagnons entendaient un ordre, ils obéissaient sur le champ, et lorsqu’ils entendaient une interdiction, ils en faisaient de même. Ils ne disaient pas : « Ô Messager d’Allâh ! Est-ce que ton ordre est une obligation ? » - « Est-ce que ton interdiction est une prohibition ? » Il n’est donc pas correct de demander si l’ordre est une obligation, ou l’interdiction une prohibition en soi. Tu es un adorateur - s’il y a un commandement ou une interdiction - tu dois dire : « Nous avons entendu, et nous obéissons. » Il est obligatoire pour le musulman lorsqu’il entend un commandement d’Allâh et de Son Messager (sallallahu ‘alayhi wa salam) de dire : « J’ai entendu et j’ai obéi ». Lorsqu’il applique un commandement ou une prohibition, il dit : « J’ai entendu et j’ai appliqué » et il s’en éloigne. Cela de sorte qu’il réalise l’état véritable d’adorateur. [1]

Notes

[1Charh Iqtidhâ as-Sirât il-Moustaqîm li-moukhâlifati As-hâb al-Djahîm de Ibn Taymiyyah par SHeikh Ibn ’Uthaymîn, p.457-459

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