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Quelques erreurs répandues le jour du vendredi

SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (Qu’Allâh le préserve)

vendredi 15 mai 2015, par Ismaïl Ibn Hâdî

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BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Le fait de consacrer la nuit du vendredi à des prières nocturnes et de jeûner le jour :

Cela a été interdit. Il a été rapporté par al-Bukhârî et Muslim, d’après Muhammad Ibn ‘Abbâd Ibn Dja’far, qui a interrogé Djâbir en ses termes : « Est-ce que l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa salam) a interdit de jeûner le jour du vendredi ? » Il répondit : « Oui. » Dans le Sahîh de Muslim le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Ne privilégiez pas la nuit de la veille du vendredi spécifiquement, pour un Qiyâm (prière nocturne), par rapport aux autres nuits. Et ne privilégiez pas le jour du vendredi spécifiquement, pour un jeûne, par à rapport aux autres jours, à moins que ce soit un jeûne que l’un de vous doit accomplir pour quelque raison. » L’interdit prend le sens d’un acte blâmable selon la majorité des savants. Et il prend le sens d’une prohibition selon un groupe de savants dont parmi eux, SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah. N’entre pas dans cette interdiction le jeûne spécifique du jour de ‘Arafat ou de ‘Âchoûra, ou celui qui jeûne un jour, et rompe un jour qui tomberait un vendredi. Le plus grand nombre de savants disent : « À moins que ce soit un jeûne que l’un de vous doit accomplir pour quelque raison. »

La négligence dans l’écoute du sermon de l’imâm le vendredi, ou de prononcer une parole pendant qu’il sermonne :

Le fait d’écouter l’imâm et de se taire pour cela est avéré. L’interdiction de parler et de ne pas écouter est mentionnée dans de nombreux hadîths. Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Si vous dites à votre voisin : « taisez-vous » au moment où l’imâm est en train de prononcer la prêche du vendredi, vous aurez proféré une vaine parole. » Unanimement reconnu authentique. Le fait de dire « taisez-vous » qui interrompe l’écoute du sermon - même pour conseiller - est une parole vaine. Si cela est pour conseiller, que dire alors de parler sans raison. Ibn Hajar dans « al-Fath » a dit : « Quand la parole « taisez-vous » dite dans le but de commander une chose convenable, est une parole vaine, à plus forte raison d’autres paroles sont considérées vaines dans cette situation. »

Vendre et acheter après l’appel du deuxième appel à la prière du vendredi :

Il n’est pas permis de vendre et acheter après l’appel à la prière du vendredi. Dans ce cas, le commerce devient corrompu et il est caduc. Allâh – Ta’âla – dit : « Ô vous qui avez cru ! Quand on appelle à la Salât du jour du Vendredi, accourez à l’invocation d’Allâh et laissez tout négoce. » [1] Il est interdit de faire du commerce après l’appel de la prière, qui est le deuxième appel à la prière. Dans ce cas, le commerce est jugé corrompu, car l’interdiction d’une chose la corrompe.

Prier après l’appel à la prière lorsque l’imâm entre, qui est appelé la prière surérogatoire de la prière du vendredi :

Cette prière n’est pas une Sounnah et le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) ne l’a pas faite. L’imâm Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) a éclairci la voie du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) dans cela, et dit : « Lorsque Bilâl terminait l’appel à la prière, le Prophète entamait le Sermon sans que quiconque ne fasse une quelconque prière. Il n’y avait qu’un seul appel à la prière, et cela indique que la prière du vendredi est comme la prière du ‘Aîd, il n’y a pas de Sounnah avant à accomplir. C’est le dire le plus authentique des savants, et de ce que désigne la Sounnah. » Puis il dit : « Certains pensent que quand Bilâl (radhiallâhu ‘anhu) avait accompli l’appel à la prière, tous se levaient pour accomplir deux unités de prière. Ils sont les plus ignorants de la Sounnah. Comme nous l’avons rappelé, il n’y a pas de Sounnah avant à faire. Cela est le Dogme de pensée de Mâlik, dans l’un des avis les plus réputés de Ahmad, et selon un des avis des compagnons de ach-Châfi’î. » Et ainsi de suite.

L’interdiction d’enjamber les gens :

Cela est parmi les erreurs répandues. C’est un tort causé aux prieurs venus avant. Certes il a été rapporté dans plusieurs hadîths l’interdiction d’enjamber les gens. D’après ‘Abdullâh Ibn Bousr (radhiallâhu ‘anhumâ) qui a dit : Un homme est venu et a commencé à enjamber les gens le jour du vendredi alors que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) sermonnait. Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) lui dit alors : « Assied-toi car tu as mal agi. » Rapporté par Ahmad, Abû Dâwoud, an-Nassâ-î, Ibn Khouzaymah, Ibn Hibbân et un groupe de savants avec des termes proches, et ce sont les termes de Ahmad.

Toucher ou agiter des cailloux en guise de chapelet et ce qui s’y apparente :

Cela a été interdit par le Prophète. Le sens à comprendre de l’agitation, c’est le fait d’agiter son couvre tête, ou son vêtement, ou le tapis de la mosquée, ou le Siwâk ou autre chose encore en guise de chapelet, comme une montre ou un stylo. Il a été rapporté par Muslim dans son Sahîh que le Prophète (sallallahu ‘alayi wa salam) a dit : « Celui qui fait ses ablutions avec excellence, puis se rend à la prière du vendredi, puis écoute attentivement en gardant le silence, se verra pardonné ses péchés jusqu’au vendredi suivant, et en ajoutant à cela trois jours. Celui qui touche (joue) avec les cailloux sera certes distrait. » [2]

Notes

[1Coran, 62/9

[2Al-Mindhâr fî Bayân Kathîr min al-Akhtâ’ ach-Châ-i’ah du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, p.44-46

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