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Quelques erreurs dans les invocations

SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (Qu’Allâh le préserve)

samedi 30 mai 2015, par Ismaïl Ibn Hâdî

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BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

1 - Le fait de lever les mains après les prières prescrites :

Parmi les autres innovations pouvant toucher son auteur, la Sounnah après les prières prescrites en terme d’invocation, comme la demande de pardon, le Tahlîl (dire qu’il n’y a de divinité si ce n’est Allâh), le Tasbîh (dire Gloire à Allâh), le Tahmîd (dire Louange à Allâh) et le Takbîr (dire Allâh est le plus Grand), sont des invocations individuelles instaurées mais sans lever les mains. C’est de cette manière que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) le faisait, et il ne levait pas les mains pour invoquer après les prières prescrites. Cela n’est pas à faire afin de ne pas contredire la Sounnah, ce qui dans le cas contraire, est une innovation.

2 - Le fait de lever les mains pendant les prières prescrites :

Comme celui qui agit ainsi pendant la position debout après s’être levé de la génuflexion, comme lors du Qounoût, et autres actes similaires. De la même manière, cela n’a pas été rapporté dans la Sounnah d’après le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) qu’il ne l’a pas fait, ni les Califes et ni les Compagnons. Agir ainsi fait entrer dans la parole du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) : « Celui qui apporte dans notre religion-ci une innovation qui est étrangère, on doit rejeter tout ce qu’il dit. » Unanimement reconnu authentique. Et dans la version de Muslim : « Celui qui fait une chose en désaccord avec notre religion, on doit rejeter tout ce qu’il fait. »

3 - La négligence dans la crainte à avoir et la présence du cœur lors des invocations :

Allâh – Ta’âla – dit : « Invoquez votre Seigneur en toute humilité et recueillement et avec discrétion. » [1] Et Il dit – Ta’âla : « Ils concouraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant Nous. » [2] Celui qui invoque doit craindre, faire preuve d’humilité, de quiétude et de présence du cœur. Tel est le bon comportement à adopter lors des invocations. Celui qui invoque est désireux à l’égard de Celui à qui il adresse sa demande, et qui répond à la demande. Il est nécessaire de faire preuve de détermination en excellant dans ses invocations, en les embellissant, afin qu’elles soient élevées auprès du Créateur, et ce jusqu’à ce qu’elles soient exaucées. Il a été rapporté par Ahmad dans son Mousnad un hadîth considéré bon selon al-Moundhirî, d’après ‘Abdullâh Ibn ‘Oumar (radhiallâhu ‘anhumâ), que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Lorsque vous voulez demander à Allâh, demandez-Lui, et demandez avec conviction de la réponse. Certes Allâh n’exauce pas l’invocation de l’adorateur qui a un cœur distrait. »

4 - La transgression dans l’exaucement de l’invocation, et la précipitation dans la réponse :

Cela fait partie des choses qui empêchent l’exaucement des invocations. Il a été rapporté par al-Bukhârî et Muslim, que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : Allâh exauce vos invocations tant que vous ne vous montrez pas impatients. Vous dites alors : « J’ai invoqué mon Seigneur et Il ne m’a pas répondu. » Comme cela a été rappelé, il est nécessaire de faire preuve de certitude dans la réponse attendue. Car la personne invoque le plus généreux des généreux, et Celui qui exauce les demandes. Allâh – Ta’âla – dit : « Appelez-Moi, Je vous répondrai. » [3] Cela à qui il n’a pas été accordé sa demande, peut se retrouver dans l’un de ces deux cas :

  • 1) – Il peut avoir fait une chose empêchant l’exaucement de sa demande, comme avoir rompu les liens de parenté, ou une transgression, ou avoir mangé de la nourriture illicite. Ceci est souvent les raisons empêchant l’exaucement.
  • 2) – La récompense est retardée à l’au-delà, ou il lui a évité un mal. Comme cela a été rapporté par Abû Sa’îd al-Khoudrî (radhiallâhu ‘anhu), que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Il n’est pas de musulman qui fait une requête ne renfermant ni péché ni coupure de lien de parenté, sans qu’Allâh ne lui donne l’une des trois choses suivantes : Il satisfait sa requête - Il lui réserve une récompense dans l’autre Monde - Il lui évite un mal. » Ils dirent : « Nous multiplions nos requêtes ! » II dit : « Allâh multiplie encore plus les récompenses. » Rapporté par Ahmad et Abû Ya’la avec une bonne chaine de transmission. Il a été authentifié avec une chaine d’après ‘Oubâdat Ibn Sâmit, selon at-Tirmidhî et al-Hâkim et d’après Abû Houreirah chez Ahmad et d’autres. Et la version qui dit : « Cherchez accès auprès d’Allâh grâce à la considération qu’Il a pour moi, car je bénéficie d’une grande considération auprès d’Allâh » est une version mensongère, qui n’a pas été rapporté du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam).

5 - La transgression dans les invocations, comme celui qui invoque pour un péché ou en interrompant les liens de parenté :

Cela fait partie des choses empêchant l’exaucement. Certes le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Il y aura des gens qui outrepasseront [transgresseront] dans les invocations. » Rapporté par Ahmad, Abû Dâwoud et autres. C’est un hadîth bon. Allâh – Ta’âla – dit : « Invoquez votre Seigneur en toute humilité et recueillement et avec discrétion. Certes, Il n’aime pas les transgresseurs. » [4] Parmi les transgressions : les invocations avec un péché ou une épreuve, ou la coupure des liens de parenté. Comme cela a été rapporté par at-Tirmidhî et autres, d’après ‘Oubâdat Ibn Sâmit (radhiallâhu ‘anhu) que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Il n’y a pas sur terre un musulman qui invoque Allâh sans qu’Allâh ne lui donne ce qu’il demande ou qu’Il repousse un malheur qui devait lui arriver, tant qu’il ne demande pas un péché ou de rompre les liens de parenté… » Hadîth jugé bon. [5]

Notes

[1Coran, 7/55

[2Coran, 21/90

[3Coran, 40/60

[4Coran, 7/55

[5Al-Mindhâr fî Bayân Kathîr min al-Akhtâ’ ach-Châ-i’ah du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, p.41-43

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