Manhajulhaqq.com

Accueil > Jurisprudence > La langue arabe > Le soin des anciens pieux à l’égard de la langue arabe

Le soin des anciens pieux à l’égard de la langue arabe

SHeikh Sâlih Âl-SHeikh (Qu’Allâh le préserve)

dimanche 10 avril 2016, par Ismaïl Ibn Hâdî

Version imprimable de cet article Version imprimable | Enregistrer au format PDF | Copyright

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Dans ce qui fait partie de la voie méthodologique des anciens pieux, liée à la science et au prêche, c’est l’importance qu’ils octroient à la langue arabe. Le Qor’ân a été révélé en langue arabe claire. Comment pouvons-nous comprendre le Qor’ân ? Comprendre les informations transmises ? Comprendre les commandements et interdictions, les limites fixées, les promesses divines et punitions ? Comment comprendre les récits qu’Allâh nous a contés ? Comment nos cœurs peuvent-ils y être sensibles ? Et bien cela ne peut se faire que par la langue arabe. C’est pourquoi les anciens pieux prédécesseurs, lorsqu’ils appelaient à Allâh dans n’importe quel pays où ils se rendaient, et qu’ils ont ouvert par la science et le Qor’ân, avant l’épée et la lance ; la première des choses qu’ils enseignaient aux gens était la langue arabe. C’est de cette manière que la langue et la jurisprudence de la langue arabe étaient propagées. Au point même que ce sont des gens d’autres pays qui nous enseignent les fondements de la langue arabe, et ce, par leur intérêt et le soin porté de leur part à la langue arabe.

C’est pareillement que nous trouvons aujourd’hui des pieux parmi les gens de science, qu’ils soient de l’Ouest à l’Est, qui se sont donnés la volonté d’enseigner aux gens cette langue arabe. Mais pourquoi ? Ils ne l’ont pas fait pour la poésie arabe ou sa sensualité. Non, mais ils l’ont fait pour la langue de l’Islâm, la langue du Qor’ân, et pour la compréhension [jurisprudentielle] de la langue d’Allâh – Djalla wa ‘Ala - et de Son Envoyé (sallallahu ‘alayhi wa salam).

L’attention particulière qu’il faut donner à la langue arabe fait partie des caractéristiques des anciens pieux dans leur voie méthodologique au prêche. Ils n’appelaient pas à la langue des peuples, en délaissant les gens sans qu’ils comprennent la langue arabe. Ils enseignaient aux gens des choses de l’Islâm et demandaient à y appeler par ce qui constituait leur langue. Ils leur enseignaient la langue arabe autant que possible. Il n’est pas possible d’être un prêcheur érudit dans son prêche, sans connaître la langue arabe. C’est pourquoi il est nécessaire incontestablement que les prêcheurs aujourd’hui, présents dans les centres islamiques, institutions et associations musulmanes, qu’ils viennent de l’Ouest à l’Est, qu’ils œuvrent et portent soin à la science et à la langue arabe. Ils ne trouveront pas la force de l’Islâm, si ce n’est par la force des gens de science et des gens du prêche. Et les gens de science comme les gens du prêche ne trouveront pas force, si ce n’est dans la force qu’ils pénétreront de la langue arabe. Si nous accordons une compréhension de la langue arabe de manière à développer une déduction du sens caché de la langue, des règles linguistiques et oratoires, nous serons dans la justesse de la compréhension du Livre d’Allâh – ‘Djalla wa ‘Ala, et de la Sounnah de Son Envoyé (sallallahu ‘alayhi wa salam). [1]

Notes

[1Ta-assil al-Manâhij ad-Da’awiyyah fî dhaw il-Kitâb was-Sounnah wa faham as-Salaf us-Sâlih du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, p.10-11

| Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0

2003 • 2017©Copyright - Manhajulhaqq.com | TOUS DROITS RÉSERVÉS

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayant droit ou ayant cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque.