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« Certains discours sont d’une éloquence tenant de la sorcellerie. »

SHeikh ’Abdel-’Azîz ar-Râdjihî (qu’Allâh le préserve)

dimanche 24 avril 2016, par Ismaïl Ibn Hâdî

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BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Deux hommes sont venus de l’Est et ont fait des discours, et le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Dans l’éloquence, il y a de la sorcellerie. » et dans une autre version : « Certains discours sont d’une éloquence tenant de la sorcellerie. » Rapporté par al-Bukhârî.

Cela, auprès des gens de science, s’explique de deux manières :

La première manière est que ce qui est voulu par le hadîth, est que c’est une éloge du discours qui éclaircit et explique la vérité, par des leçons éloquentes, et qui sont les moyens adoptés à l’égard de ceux qui écoutent, jusqu’à ce qu’ils acceptent la vérité.

La deuxième manière est que ce hadîth est un blâme de l’éloquence dans le discours, qui est une manière pour son auteur de l’utiliser au point de changer la vérité en mensonge, ou le mensonge d’en faire une vérité, par le biais de son éloquence dans le discours et sa rhétorique, et dans la force qu’il emploie à modifier les choses dans ses paroles. C’est ce qui est entendu dans le sens du hadîth : « Certes Allâh n’aime pas cet homme et ses semblables, ils tournent leurs langues pour les gens, comme la vache tourne sa langue quand elle broute. » [1]

La pertinence indiquée dans la forme de sorcellerie est que le discours éloquent utilisé par ses adeptes, affecte les auditeurs à l’état brut, jusqu’à les convaincre de ce qu’ils veulent. C’est le sens visé dans la forme de sorcellerie dans la langue arabe. Et c’est ce qui est caché dans la rhétorique et ses conséquences, que l’on nomme le discours éloquent touché d’une forme de sorcellerie. Car il affecte ses auditeurs à l’état brut, comme nous appelons le dernier tiers de la nuit, l’aube, car il cache l’aurore (le fil noir de la nuit) dans le dernier tiers de la nuit. [2]

Notes

[1Rapporté par Ahmad et Abû Dâwoud

[2Minhat ul-Malik il-Djalîl Charh Sahîh Muhammad Ibn Ismâ-îl du SHeikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdullâh ar-Râdjihî, 10/447

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