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La barbe en Islâm

L’excellence SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (Qu’Allâh le préserve)

vendredi 3 octobre 2014, par Ismaïl Ibn Hâdî

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BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Concernant le jugement de la barbe, son rasage est interdit selon le consensus des savants, ceci sur la base d’un texte de Ibn Hazm qui a fait mention du consensus sur l’interdiction du rasage de la barbe comme d’autres savants autres que lui. Les quatre écoles ont divergé sur cette question. Il y a sur le sujet des hadîths clairs dans la Sounnah qui font mention de l’ordre de laisser pousser la barbe avec des termes différents. Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « Laissez pousser la barbe et taillez les moustaches, et différenciez-vous des polythéistes. » dans une autre version : « Ornez-vous de la barbe. » et encore : « Honorez-vous de la barbe. » Ceci indique à ce sujet l’ordre de son application. Ainsi, le rasage de la barbe est interdit. Il est rapporté de Ibn Sa’d et autres que lui, qu’un homme parmi les mages est venu au Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) avec la barbe rasée et une longue moustache. À sa vue, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) s’en détourna, et lorsque la personne revint à lui, le Prophète lui dit : « Qui ta ordonné de faire ça ? » Après que l’homme lui répondit, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) lui dit : « Mais il m’a été ordonné de tailler ceci » c’est-à-dire la moustache « et de laisser pousser cela » c’est-à-dire la barbe. Nous avons donc en cela, les limites légiférées dans le fait de laisser pousser la barbe dans la langue arabe et dans la législation islamique. Mais est-ce que dans le terme employé de laisser pousser la barbe, il y a l’interdiction de ne rien en diminuer ? Les savants sur la question ont plusieurs avis :

Le premier avis est celui de l’imâm Ahmad ainsi que ses adeptes, qui sont d’avis que le fait de laisser pousser la barbe abondamment est une Sounnah, et le fait de la diminuer sans limite est blâmable. C’est donc sur cette base que s’appuyait son dogme de pensée. L’imâm Ahmad diminuait sa barbe, comme l’a mentionné Ishâq Ibn Hâni dans ses traités.

Le deuxième avis, est celui du Mouftî parmi nos savants, s’appuyant sur le sens apparent des textes qui est le fait de laisser pousser la barbe sans la diminuer de quoique ce soit, et comme preuve : « Laissez pousser la barbe et taillez les moustaches » « Ornez-vous de la barbe. » et « Honorez-vous de la barbe. » Tout cela indique l’ordre de laisser pousser. Ceci dit, quelles sont les limites dans le fait de laisser pousser ? Certains disent que le fait de la diminuer n’est pas en contradiction avec le fait de la laisser pousser qui constitue l’ordre. Les compagnons ont différé sur cela lorsqu’ils diminuaient ce qui dépassait d’une poignée de main. Ce qui indique que la limite dans le fait de laisser pousser n’est pas justement sans limite, ce qui voudrait dire, que sa diminution n’est pas une contradiction avec l’ordre de laisser pousser la barbe. C’est donc dans ce sens qu’un groupe de savants ont adopté cet avis, parmi eux les Hanafites ainsi que le victorieux SHeikh Nâsir ad-dîn al-Albânî de notre époque, qui a jugé la limite de la diminution de la barbe à une poignée de main, et que ce qui dépasse de cette poignée n’est pas légiféré. Ce dire est apparemment faible, car les compagnons avaient des barbes épaisses et importantes, et elles tombaient même jusqu’à leurs poitrines, comme cela a été rapporté de ’Alî (radhiallâhu ’anhu).

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) avait aussi une barbe importante, et le fait d’affirmer que la limite de la barbe se fait à la poignée d’une main, et que le fait d’aller au delà cette limite n’est pas légiféré, n’est basé sur aucune preuve claire et solide. SHeikh Nâsr ad-dîn al-Albânî (qu’Allâh le préserve) a soutenu que l’excès de barbe au delà de la poignée de main est interdit, parce que les compagnons ont spécifiquement diminuer leurs barbes à la limite d’une poignée de main pendant le rite du pèlerinage, et notamment, lorsque Ibn ’Oumar qui lors de l’accomplissant du pèlerinage, diminuait sa barbe à la limite d’une poignée pendant le rite. Mais si cela était général à sa pratique, il ne l’aurait pas appliqué uniquement au moment du rite, et le fait qu’il ait spécifié précisément au niveau du rite du pèlerinage donne un autre sens à cette pratique et non pas un sens général. [1]

Notes

[1Djâmi’ Chouroûh al-’Aqîdat it-Tahâwiyyah du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, 2/1543-1544

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