Manhajulhaqq.com

Accueil > Science du Coran > Commentaire du Coran > « Ceux donc qui ont émigré »

« Ceux donc qui ont émigré »

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîn (rahimahullâh)

samedi 8 octobre 2016, par Ismaïl Ibn Hâdî

Version imprimable de cet article Version imprimable | Enregistrer au format PDF | Copyright

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Le bienfait de l’émigration dans la Parole d’Allâh : « Ceux donc qui ont émigré » [1]. Certes, les savants ont expliqué l’émigration en trois catégories :

La première catégorie : qui est l’émigration des interdits d’Allâh. Certes l’émigrant dans ce domaine émigre des interdits d’Allâh, qui veut dire qu’il est celui qui met en pratique les obligations d’Allâh en délaissant les interdits.

La deuxième catégorie : qui est l’émigration d’un pays de mécréance pour un pays musulman. Comme l’ont fait les émigrants de la Mecque vers Médine. C’est l’émigration louée et rapportée dans le Qor’ân.

La troisième catégorie : qui est l’émigration d’un pays pervers pour un pays pieux. Certains pays sont des pays musulmans où y sont pratiqués les rites islamiques. On n’y trouve l’appel à la prière, l’accomplissement des prières et celle du vendredi, ce sont des pays musulmans. Ceci dit, ce sont des pays pervers où s’y trouvent d’autres choses comme les péchés et turpitudes apparentes et autres choses similaires. La personne émigre de ces pays pour un pays pieux. Nous devons voir ce qui est obligatoire désormais de ces trois catégories.

Nous disons : la première catégorie, qui est d’émigrer des interdits d’Allâh, est ce qui est obligatoire à chacun, jusqu’à même un pays pieux, il est obligatoire de s’éloigner des interdits d’Allâh.

Pour la deuxième catégorie, qui est l’émigration d’un pays de mécréance pour un pays musulman, les savants disent : si la personne est en mesure d’extérioriser sa religion, le fait d’émigrer ne lui est pas obligatoire. Mais dans le cas contraire, cela lui devient obligatoire. Si dans un pays, les libertés sont verrouillées, et qu’il est interdit aux musulmans d’accomplir les rites de leur religion, comme les cinq prières, les prières en groupe par exemple, l’émigration dans ce cas devient obligatoire. Car le musulman n’a pas la capacité de pratiquer sa religion. Mais dans le cas contraire, et dans un pays libre de pratique, cela n’est plus obligatoire. Mais sur cette base nous disons : il y a ce qui est le plus complet et le meilleur pour la personne qui y réside. L’émigration devient obligatoire pour elle lorsqu’elle n’a pas la capacité de pratiquer et d’extérioriser sa religion, même si c’est son pays d’origine. Mais dans le cas d’un pays libre de pratique, le fait d’émigrer est tout de même meilleur, par crainte de tomber dans les tentations.

Pour la troisième catégorie, qui est l’émigration d’un pays pervers pour un pays pieux, cela dépend aussi de différents points : si la personne craint pour sa personne les tentations, il est obligatoire pour elle d’émigrer. Et dans le cas contraire, cela ne lui est plus obligatoire. Cela peut être même meilleur encore pour elle, si elle y réside pour prêcher à Allâh. [2]

Notes

[1Coran, 3/195

[2Tafsîr al-Qor’ân al-Karîm Sourate Al-‘Imrân du SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 2/576-577

| Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0

2003 • 2017©Copyright - Manhajulhaqq.com | TOUS DROITS RÉSERVÉS

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayant droit ou ayant cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque.