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L’importance d’utiliser des termes propres à l’arabe lorsque l’on parle arabe

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîn (rahimahullâh)

dimanche 16 janvier 2005, par Ismaïl Ibn Hâdî

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BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

L’importance d’utiliser des termes propres à l’arabe lorsque l’on parle arabe

Ce problème [de s’exprimer en arabe en utilisant des termes qui ne sont pas arabes] est touché d’une grande ignorance. Au point que l’on a vu [des gens] qui ont appris à leurs enfants une langue étrangère [à l’arabe]. Au lieu de dire : « as-Salâmou ’aleiKoûm wa Rahmatullâhi wa Barakâtouhou » qu’est ce qu’ils disent ? - « Bye, Bye ! » - Et c’est à Allâh que l’on demande la paix ! - Et quel est le sens de cela « Bye, Bye » ? C’est : « Abawî, Abawî » ce qui veut dire au revoir. La chose est telle aussi pour ce qui est du téléphone. La plupart des gens, lorsqu’ils répondent au téléphone, qu’est ce qu’ils disent ? - « Allo, Allo ! » - Et Il n’y a de dieu qui ne mérite d’être adoré si ce n’est Allâh ! - Mais où est la salutation [ as-Sallam] qui est lié à la Sounnah ? Si tu prends le téléphone, tu dis : « as-Salâmu ’aleiKoûm », cela est bien meilleur que de dire « Allo, Allo ! ». Ce mot là a été arabisé et je pense qu’il vient du mot : « Ahlân » [Bonjour, ou bienvenue]. Quel est le meilleur des deux ? « as-Salâmu ’aleiKoûm » bien sûr ! Bien au contraire, certaines personnes, lorsqu’elles répondent au téléphone disent : « as-Salâmou ’aleiKoûm ». Elles passent le « Sallam » même si ce sont elles qui reçoivent l’appel. Est-ce celui qui appelle ou celui qui répond à l’appel qui doit donner le « Sallam » ? C’est celui qui appelle qui le doit. Qui est celui qui appelle ? C’est celui qui appelle lui-même. Et c’est donc lui qui doit donner le « Sallam ».

Pourquoi ne m’avez-vous pas blâmé lorsque j’ai utilisé le mot « Téléphone » [au lieu de « al-Hâtif » en arabe] ? Car à ce qu’il paraît, c’est un mot qui a été arabisé ? Les mots arabisés existent aussi dans le « Qor’ân al-Karîm  ». Si tu emploies le mot « al-Hâtif » [qui veut dire téléphone en arabe] auprès des gens, ils ne comprendront pas. Et ils comprendront ce mot comme étant « la pluie », dans le sens de la pluie qui tombe ou qu’il pleut. Ceci dit, il n’est que meilleur de dire «  al-Hâtif  » que « téléphone » en arabe. Cependant, si les gens utilisent ce mot en arabe lorsqu’ils parlent, je n’y vois pas de mal. Car ce n’est qu’un seul mot qui a été arabisé [dans ce cas]. Ce n’est pas des phrases composées [qui ont été faites].

Mais ce que l’on craint plutôt, c’est de parler avec des mots composés et des phrases complètes [dans ce cas]. Mais si ce n’est qu’un mot arabisé ou que les gens ont arabisé, il n’y a pas de mal. Certes dans le «  Qor’ân  », il y a des mots arabisés et le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a parlé certaines fois en employant des mots qui n’étaient pas arabes. Comme lorsqu’il a dit à Umm Khâlid qui revenait d’Abyssinie et portait une nouvelle robe ; il lui a dit : « Sana, Sana  » qui voulait dire : « Hassana, hassana  ». Elle était venue d’Abyssinie en ayant apprit des mots de chez eux, et le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) lui a parlé avec des mots qu’elle comprenait. [1] [2]

Notes

[1Rapporté par al-Bukhârî - n°5823

[2Charh Oussoûl fît-Tafsîr de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, p.98-99

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