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A quel moment devons nous désigner le nom du nouveau-né ? Doit-on prononcer l’Adhân ?

Règles & Fondements

dimanche 8 août 2004, par Ismaïl Ibn Hâdî

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BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Question  :

Est-ce que l’appel à la prière dans l’oreille droite du nouveau-né et l’appel à l’accomplissement de la prière dans son oreille gauche se font au septième jour où au premier jour [de la naissance] ? Quand cela doit-il se faire ? Bârakallâhufîkoûm

Réponse  :

Avant tout : Il faut demander est-ce que cela fait partie des sujets légiférés par la Loi Islamique ou non ? Car les traditions prophétiques rapportés sur le sujet ne sont pas forts, particulièrement pour « al-Iqâmah » [à son oreille gauche]. Quant aux traditions qui ont été authentifiés sur cela, ils disent : cela est fait à la naissance du nouveau-né comme rapporté dans ces traditions. Et la sagesse en cela est que ce qui est entendu en tout premier [par le nouveau-né] est le « Adhân », qui contient l’exaltation d’Allâh, l’Unicité d’Allâh et l’appel pour la prière et le succès, c’est la raison pour laquelle cela est fait lors de la naissance du nouveau-né.

Quant à la nomination du nouveau-né, si son nom a été désigné avant la naissance, il [ce nom là] doit lui être attribué au moment de la naissance. Car le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), en entrant auprès des siens un jour, il dit : « J’ai eu cette nuit un enfant et je lui ai donné le nom de Ibrâhîm. » [1] Et si le nom n’a pas été désigné avant la naissance du nouveau-né, on doit alors nommer [l’enfant] à son septième jour. Et on devra alors ce jour là sacrifier pour lui [le nouveau-né] dans le cadre de sa « ’Aqîqah », lui raser la tête si c’est un garçon. [2]

Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) a dit que dans ce chapitre il y a ces traditions  :

Le premier :

Selon Abû Abdullâh al-Hakim, il a été rapporté de Abû Dja’far Muhammad Ibn Dahîm, d’après Ahmad Ibn Hâzam Ibn Abî Gharza, d’après ’Ubayd Allâh Ibn Mûssa : Sufyân Ibn Sa’îd [al-Thawrî] détient d’après ’Âssim Ibn ’Oubeid Allâh ; qui a été informé d’après ’Oubeid Allâh Ibn Abî Râfi’, selon Abî Râfi’ qui a dit : J’ai vu le l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) prononcer l’appel à la prière dans l’oreille de al-Hassan Ibn ’Alî quand sa mère Fâtima le mit au monde (radhiallâhu ’anha). » [3]

Le deuxième :

Il est rapporté de al-Bayhaqî dans « al-Cha’b » d’après un hadîth de Hassan Ibn ’Alî (radhiallâhu ’anhumâ) que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Celui qui vient d’avoir un enfant et qui prononce le « Adhân » dans son oreille droite et l’appel à l’accomplissement de la prière dans son oreille gauche, verra son enfant préservé des Djinns [Oum al-Sibyân]. » [4]

Le troisième :

Il est rapporté notamment un hadîth de Abî Sa’îd, selon Ibn al-’Abbâs (radhiallâhu ’anhumâ) qui raconte : « Que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a prononcé le « Adhân » à l’oreille droite de al-Hassan Ibn ’Alî lors de sa naissance et « al-Iqâmah » dans son oreille gauche. » [5] Et il dit que ces deux dernières chaînes de transmission sont faibles.

Le secret dans ces deux appels - Wa Allâhu A’lâm - indiquerait que la première chose qu’entendrait l’homme sont ces paroles [c’est-à-dire le « Adhân »] qui expriment la Grandeur et la Puissance du Seigneur [Allâh] ainsi que la formulation de l’attestation de foi. Celle-ci étant la clé de l’entrée de cet homme dans l’Islâm. Car de telles prononciations sont comme lui dicter [à l’oreille] les mots d’ordre de l’Islâm pour son entrée [au nouveau-né] dans ce bas monde, et les mots de l’Unicité d’Allâh au moment d’en sortir. De même, il n’est pas réprouvé que l’effet de l’appel prononcé à l’oreille [de l’enfant] peut atteindre son cœur sans qu’il ne s’en rende compte, en y ajoutant d’autres avantages, telle que la fuite du Satan au moment de l’entente des mots du « Adhân » car celui-ci est aux aguets jusqu’à la naissance [de l’enfant], puis il [Satan] tente de s’unir à lui dans l’adversité [les épreuves] qu’Allâh a décrété et voulut, c’est alors que Satan entend ce qui l’affaiblit et le met en colère dans les premiers temps où il s’accroche à lui [à l’enfant].

- Et un des autres sens possible sur le sujet est :

D’inciter à travers cet appel l’enfant à se diriger vers Allâh, vers Sa religion qui est l’Islâm, et vers l’adoration [d’Allâh] qui prédominera sur l’appel du Satan. Comme il en est de la prédisposition naturelle selon laquelle Allâh a conçut les choses pour cet enfant, afin de priver « Chaytân » de toute possibilité d’empreinte sur lui [l’enfant] et d’en éloigner ce dernier de lui, et pour d’autres sagesses encore. [6]

Notes

[1Rapporté par Muslim

[2Liqâ-at ul-Bâb il-Maftoûh du SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 3/312

[3Hadîth faible - Rapporté par al-Tirmidhî, Ahmad, al-Hâkim, al-Baghawî dans « Charh as-Sounnah », al-Bayhaqî et d’autres

[4Hadîth inventé - Rapporté par Abû Ya’lî, Ibn ’Adî, Ibn Sounnî, Ibn Bachrân, al-Bayhaqî, Ibn ’Assâkir - Pour plus de détails concernant la chaîne de transmission « inventée » de ce hadîth, se référer à l’ouvrage en question à la page 62 vérifié par SHeikh Salîm al-Hilâlî

[5Hadîth inventé - Rapporté par al-Bayhaqî dans « al-Cha’b » qui détaille la chaîne inventée de ce hadîth - Pour plus de détails concernant la chaîne de transmission « inventée » de ce hadîth, se référer à l’ouvrage en question à la page 63-64 vérifié par SHeikh Salîm al-Hilâlî

[6Touhfatu al-Mawdoûd bi-Ahkâm il-Mawloûd de Ibn al-Qayyîm, p.61-64

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